Certaines forces en nous demeurent à l’état latent, comme en dormance Des trésors d'évolution, de lucidité, de puissance intérieure… que nous ne soupçonnons pas, tout simplement parce que nous ne voulons pas les voir. Non parce qu’elles sont trop lumineuses, mais parce qu’elles exigent de nous un déplacement. Un regard honnête. Une mise à nu. Et parfois, ce qui s’interpose entre nous et cette vérité féconde, ce n’est pas la peur, ni le doute — c’est l’orgueil. Ce subtil mécanisme qui nous persuade que nous avons déjà fait le tour de la question, que nous savons, que nous maîtrisons. Et c’est là, souvent, que commence la stagnation.
Il y a dans l’orgueil quelque chose de profondément tragique.
Non pas par excès, mais par omission. Car ce n’est pas tant qu’il empêche d’apprendre… c’est qu’il fait croire que l’on a déjà compris. Et c’est précisément là que le voyage s’arrête.
L’orgueil est un verrou. Il se camoufle sous la maîtrise, l’expérience, les savoirs accumulés, la confiance affichée.
Il donne l’impression que l’on tient la barre, alors qu’on refuse parfois de voir qu’on tourne en rond.
Il se glisse dans cette phrase anodine : « Je sais déjà. »
Et dans cette autre, plus rusée encore : « Je suis déjà passé·e par là. »
L’illusion du sommet
Imaginez une montagne. Vous grimpez, vous avancez, vous surmontez des obstacles. Et un jour, vous atteignez un plateau. La vue est belle. Vous pensez être arrivé·e. Vous vous installez. Vous plantez votre drapeau. L’orgueil, c’est cela : confondre un palier avec le sommet. Et s’y endormir.
Ceux et celles qui avancent vraiment savent une chose : chaque cime atteinte n’est que le début d’un nouveau paysage intérieur.
Et souvent, ce qui vous empêche d’accéder au palier suivant, ce n’est pas un manque de capacité. C’est la croyance que vous n’avez plus rien à transformer.
L’orgueil comme mécanisme de protection
Il est bon de le rappeler : l’orgueil n’est pas un péché, ni une faute morale. C’est souvent une armure forgée dans les blessures passées. Une manière de rester debout quand on a dû prouver, se battre, survivre. Il protège l’estime de soi là où elle a été menacée. Il compense.
Mais ce qui protège à un moment peut aussi enfermer à un autre. L’armure finit par rouiller. Elle devient trop lourde. Et parfois, on continue à se défendre longtemps après que la guerre soit finie.
L’humilité, alors, n’est pas une soumission. C’est une libération.
Elle ne dit pas : « Je suis moins que les autres. »
Elle dit : « Je suis en mouvement. Et je choisis de rester curieux·se de ce que je ne sais pas encore. »
Ce que l’orgueil empêche silencieusement
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Recevoir un vrai retour : Si l’on ne supporte pas d’être remis en question, on ne reçoit plus que des échos flatteurs… et donc trompeurs.
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Changer de point de vue : L’orgueilleux·se ne débat pas pour apprendre, mais pour avoir raison. L’évolution devient impossible.
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Demander de l’aide : Car cela reviendrait à reconnaître un manque, une faille, un doute… humain donc inacceptable pour l’image construite.
Et pourtant, c’est dans la reconnaissance de ces espaces vides que la lumière peut entrer.
Comme le dit un proverbe soufi : « Ce n’est pas le vase plein qui reçoit, mais celui qui s’incline. »
Ce qu’il y a de l’autre côté
L’humilité est une force douce mais redoutable. Elle est ouverture, et donc mouvement. Elle permet de réinventer, de se renouveler, d’entrer en lien réel avec l’autre, sans masque ni supériorité. Elle transforme les savoirs en sagesse, les expériences en discernement.
C’est elle qui permet à l’enseignant de continuer à apprendre, au thérapeute de se laisser toucher, au leader de rester au service, à l’expert·e de rester vivant·e.
Et c’est elle, aussi, qui ouvre la voie vers ce que l’on croyait inaccessible : une paix plus vaste, une clarté plus grande, une capacité d’amour plus vraie.
Invitation douce à l’intérieur
Et si vous preniez aujourd’hui un temps pour regarder en vous cet endroit qui pense savoir ? Cette part qui se protège derrière la posture, le statut ou le rôle ? Non pour la juger… mais pour l’aimer, et doucement, l’inviter à se déposer.
Car peut-être que ce que vous cherchez à atteindre est déjà là — juste derrière ce que vous ne vouliez pas encore voir.
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